L’adaptation aux changements climatique à Mont-Tremblant

Notre économie est basée sur la beauté de nos paysages et le développement de cette économique passe par notre respect de l’environnement. Ce respect passe aussi par la compréhension et l’adaptation aux graves changements que subira notre climat local dans les prochaines années selon la Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat de l’ONU.

Selon le consortium Ouranos, il est à prévoir, au cours des prochaines années, un adoucissement de nos hivers et une « tropicalisation » de nos étés. Ces changements se traduiront par une diminution de l’accumulation de neige l’hiver, des étés plus chauds ainsi qu’une augmentation des phénomènes météo extrême.

Pour Mont-Tremblant je vois personnellement trois impacts des changements climatiques auquel il faudra porter une attention particulière afin qu’il ne menace pas notre économie.

La gestion de l’eau de surface

Dans un document intitulé « Savoir s’adapter aux changements climatiques » publié par l’institut Ouranos, on prévoit un accroissement de l’évaporation en été qui entraînerait une fragilisation des milieux humides dus à des étés plus longs et chauds. Nous devons réfléchir aux pressions sur nos ressources en eau qu’une augmentation de la consommation due à des étés plus chauds et longs va créer. Quelle sera la réaction des golfs face à ces étés chauds? Auront t’-ils besoin de plus d’eau?

Toujours selon le même document, les centres de ski devront produire jusqu’à 24 % plus de neige en raison des hivers plus doux. Nos cours d’eau risquent donc de subir un stress incessant été comme hiver. Il est important d’effectuer cette réfection sur la conservation de l’eau à une échelle locale et régionale dès maintenant afin d’être prêt à faire face aux problèmes de demain.

Les phénomènes météo extrêmes

Notre système municipal de collecte des eaux de pluie devra aussi être prêt à faire face à des précipitations extrêmes.

Nous devons commencer à adapter dès maintenant nos infrastructures pour qu’elles puissent résister à des précipitations soudaines et abondantes. Comme nous l’avons vue à Montréal en mai 2012, des refoulements d’égouts et des inondations peuvent se produire rapidement lorsque le système de collectes des eaux de pluie n’est pas prêt à des précipitations abondantes et subites qui se produiront de plus en plus couramment à l’avenir.

La solution ne passe pas forcément par de coûteux investissements dans de nouveaux tuyaux plus larges. De simples mesures telles que la distribution et l’installation de barils collecteurs d’eau dans les zones à risque, le changement des dénivellements dans les grands stationnements commerciaux ou l’élimination des surfaces bétonnées peuvent grandement réduire la pression sur le réseau lors de précipitations extrêmes en allongeant la période durant laquelle les précipitations entrent dans le système de collecte.

Le décalage des saisons

Le changement des températures moyennes affectera plus directement notre économie au niveau du décalage des saisons. Les effets de ce phénomène sont déjà perceptibles et plusieurs d’entre vous l’ont probablement déjà remarqué. En raison d’été qui seront de plus en plus chaud, Ouranos prévoit que la saison de golf pourrait débuter de deux à trois semaines plus tôt d’ici quelques années. En revanche, la saison de motoneige quant à elle pourrait diminuer de moitié. La saison de ski sera peu touchée, mais les stations devront augmenter de 8 % à 24 % leur production de neige ce qui affectera directement leur rentabilité en plus d’affecter les surfaces de glisse en raison d’une météo douce et pluvieuse qui coïncide avec des périodes touristiques achalandées (Pâques et la semaine de relâche). Une réflexion sérieuse de notre offre touristique est à faire. Nous devons offrir plus d’activités estivales peu dépendantes des aléas de la météo.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *